Jesus envoyé seulement aux Juifs

Pourquoi Jesus a dit qu'il est venu seulement pour les Juifs"

«Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël.» (Mat 15.24)

«N'allez pas vers les païens, et n'entrez pas dans les villes des Samaritains ; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.» (Mat 10.5-6)

Les Écritures affirment clairement que Dieu aime tous les hommes sans distinction, et qu'il veut que tous soient sauvés. « … cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. » (1Tim 2.3-4)

« Le Seigneur ne tarde pas dans l'accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. » (2Pierre 3.9).

 

Avant même que le monde existât, Dieu avait anticipé la chute de l'homme, et son rachat par le sacrifice de Jésus ; car Dieu connaît toutes choses avant qu’elles ne parviennent à l’existence :

« … ce n'est pas par des choses périssables, par de l'argent ou de l'or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde » (1Pierre 1.18-20)

Dieu c’est choisie un peuple sur la terre par lequel il s’adressera au monde, Israël, du milieu duquel tous les prophètes sont sortis.

Dieu a donné la possibilité à l’homme d’essayer de se sauver lui-même, en lui donnant la loi qui pouvait le sauver. Si l’homme avait pu mettre cela en pratique, il vivra. (Luc 10.28). Suite à l’incapacité de l’homme à appliquer la loi qui le sauverait, Dieu a mis en exécution son plan initial, mais il fallait que l’homme admette de lui-même qu’il n’est pas capable de parvenir au salut sans l’aide de Dieu.

 

Un Messie promis à Israël

Un Messie avait été promis à Israël le peuple choisi. C'est donc premièrement à Israël que Jésus fut envoyé. « Vous êtes les fils des prophètes et de l'alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham: Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C'est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l'a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités. » (Actes 3.25-26), sans pour autant oublier le reste des nations. « Je dis, en effet, que Christ a été serviteur des circoncis, pour prouver la véracité de Dieu en confirmant les promesses faites aux pères,tandis que les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde, selon qu'il est écrit: C'est pourquoi je te louerai parmi les nations, Et je chanterai à la gloire de ton nom.
Il est dit encore: Nations, réjouissez-vous avec son peuple!
Et encore: Louez le Seigneur, vous toutes les nations, Célébrez-le, vous tous les peuples! » (Romains 15.8-11

Jésus lui même dit:

« Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi. En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir. » (Jean 12.31-33)

La loi, qui ne peut nous procurer la justification (Gal 2.16) devant Dieu, a donc été le moyen de nous amener au salut et à la justification par la foi en Christ :

La mission première de Jésus a donc été d'être le Messie promis à Israël, non comme un libérateur politique, ainsi que l'imaginaient les Juifs (Luc 24.21 ; Actes 1.6), mais comme celui qui serait le libérateur du péché. Et le plan de rédemption de Dieu, loin d'être limité à Israël, englobait le monde entier :

Voilà pourquoi Jésus ne s’est pas arrêté à ces mots, dès que la femme a reconnu, qu'elle aussi païennes, loin de la promesse, était aussi dans le plan rédempteur de Dieu non par sa nationalité, mais par la foi en Dieu; Jésus à guérit sa fille bien qu’elle n’avait pas changé sa nationalité. « Alors Jésus lui dit: Femme, ta foi est grande; qu'il te soit fait comme tu veux. Et, à l'heure même, sa fille fut guérie. (Matthieu 15 :28). Jésus n’aurait jamais échoué à sa mission par compassion pour cette femme et péché contre Dieu, si sa mission se limitait à Israël.

Jésus et la femme Samaritaine ( païenne)

Voyons un autre exemple plus frappant de l’étendu de la mission de Jésus pour l’humanité.

Une femme de Samarie vint puiser de l'eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire. Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres. La femme samaritaine lui dit: Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? -Les Juifs, en effet, n'ont pas de relations avec les Samaritains.

- Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! Tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t'aurait donné de l'eau vive. Seigneur, lui dit la femme, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond; d'où aurais-tu donc cette eau vive? Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux? Jésus lui répondit: Quiconque boit de cette eau aura encore soif; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.


La femme lui dit: Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n'aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici. Va, lui dit Jésus, appelle ton mari, et viens ici. La femme répondit: Je n'ai point de mari. Jésus lui dit: Tu as eu raison de dire: Je n'ai point de mari. Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité. La femme lui dit: Je sais que le Messie doit venir celui qu'on appelle Christ; quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses. Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle. (Jean 4 :7-26)

Nous voyons le Seigneur Jésus, discuter des choses de Dieu avec une païenne, chose interdite par la loi Juives. Remarquons que c’est à cette païenne que Jésus a dit ouvertement je suis le Messie. Les juifs n’ont pas eu cette grâce de l’entendre de la bouche de Jésus ; Il les laissait deviner. « Qui dites-vous que je suis ? »

Mais pourquoi il a donc interdit à ses disciples de rentrer chez les païens, alors que lui-même annonçait le salut au païens ? (Mat 10.5-6) Question légitime.

Les disciples n’étaient pas encore prêts, pour aller affronter les gens qui n’ont jamais entendu parler d’un Messie qui devait les sauver de leurs péchés, il était plus facile de dire à ceux qui attendaient le Messie, que celui qu'ils attendaient est finalement venu.

Quand les disciples étaient suffisamment, préparés, formés et que eux même avaient bien compris la mission, et qu'à la place des questions, ils avaient des réponses, le discours de Jésus a évolué.


« Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde Entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. » (Matthieu 24 :14)
« et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous êtes témoins de ces choses.… » (Luc 24 :47-48)

Les derniers mots de Jésus à ses disciples ont été : Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre (Afrique, Asie, Europe, Amérique, Océanie etc.). (Actes 1 :8).

Ce qui précède vient confirmer le verset suivant : « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. » (Jean 3.16)

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Date de dernière mise à jour : lundi, 08 Mai 2017